samedi 9 mars 2013
Je respire où tu palpites
Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t'en vas ?
A quoi bon vivre, étant l'ombre
De cet ange qui s'enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N'être plus que de la nuit ?
Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t'en ailles
Pour qu'il ne reste plus rien.
Tu m'entoures d'Auréoles ;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t'envoles
Pour que je m'envole aussi.
Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.
Que veux-tu que je devienne
Si je n'entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s'en va ? Je ne sais pas.
Quand mon orage succombe,
J'en reprends dans ton coeur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d'azur.
L'amour fait comprendre à l'âme
L'univers, salubre et béni ;
Et cette petite flamme
Seule éclaire l'infini
Sans toi, toute la nature
N'est plus qu'un cachot fermé,
Où je vais à l'aventure,
Pâle et n'étant plus aimé.
Sans toi, tout s'effeuille et tombe ;
L'ombre emplit mon noir sourcil ;
Une fête est une tombe,
La patrie est un exil.
Je t'implore et réclame ;
Ne fuis pas loin de mes maux,
Ô fauvette de mon âme
Qui chantes dans mes rameaux !
De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie
Si tu n'es plus près de moi ?
Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l'autre mes chansons.
Que dirai-je aux champs que voile
L'inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l'étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?
Que dirai-je au bois morose
Qu'illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : « Où donc est ma soeur ? »
J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu'elle ne regarde plus ?
Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?
Que ferai-je, seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !
Victor HUGO
Libellés : poèmes, récits de vacances, etc
Poème de Victor Hugo
dimanche 24 février 2013
Se voir le plus possible
Alfred de Musset
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Se voir le plus possible et s’aimer seulement, Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge, Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remord nous ronge, Vivre à deux et donner son cœur à tout moment ; Respecter sa pensée aussi loin qu’on y plonge, Faire de son amour un jour au lieu d’un songe, Et dans cette clarté respirer librement ; Ainsi respirait Laure et chantait son amant. Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême, C’est vous, la tête en fleurs, qu’on croirait sans souci, C’est vous qui me disiez qu’il faut aimer ainsi. Et c’est moi, vieil enfant du doute et du blasphème, Qui vous écoute, et pense, et vous répond ceci : Oui, l’on vit autrement, mais c’est ainsi qu’on aime. |
mercredi 1 août 2012
Le Bois des Lutins
Super activité sur une journée entières aux Bois des lutins à
proximité de Nice. Très grand parking où les camping-cars peuvent se
garer sans aucun problème.
http://www.leboisdeslutins.com/index2.html
Nous y sommes allés au mois de juin. Il y avait du monde mais pas de file d'attente aux attractions. Il faut poser sa glacière très vite en début de matinée sur les tables où l'on veut manger car elles sont prises d'assaut par les habitués. En juillet et août, il doit y avoir vraiment beaucoup de monde et ce doit être pire ! Les activités sont bien adaptées pour tous les âges.
http://www.leboisdeslutins.com/index2.html
Nous y sommes allés au mois de juin. Il y avait du monde mais pas de file d'attente aux attractions. Il faut poser sa glacière très vite en début de matinée sur les tables où l'on veut manger car elles sont prises d'assaut par les habitués. En juillet et août, il doit y avoir vraiment beaucoup de monde et ce doit être pire ! Les activités sont bien adaptées pour tous les âges.
Festival d'art pyrotechnique de Cannes
S'il y a un spectacle à voir sur la Côte d'Azur, c'est incontestablement le Festival d'art pyrotechnique de Cannes.
Les feux d'artifices du Festival de Cannes sont grandioses.
Nous y sommes allés en voiture en partant de Nice. Il n'y a pas eu de bouchons dans Cannes et on s'est garé dans un parking à côté du Palais des festivals. On avait amené une glacière et on s'est installé sur la plage pour pique niquer. Les enfants ont adoré et nous aussi.
Les feux d'artifices du Festival de Cannes sont grandioses.
Nous y sommes allés en voiture en partant de Nice. Il n'y a pas eu de bouchons dans Cannes et on s'est garé dans un parking à côté du Palais des festivals. On avait amené une glacière et on s'est installé sur la plage pour pique niquer. Les enfants ont adoré et nous aussi.
mercredi 4 avril 2012
mardi 17 janvier 2012
Grand-mère
Grand-mère
« Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? »
Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule,
l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne.
J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée.
J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la
précipitation du coeur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.
« Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ? »
J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les
nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence.
J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la
patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du coeur est un
nuage, et nuage aussi le plaisir ; j’apprends à passer sans laisser de
traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.
« Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »
Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les
veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des
nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la
vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des
doigts et à écouter avec les yeux. J’apprends qu’il faut aimer, que le
bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent
dans nos yeux et leurs coeurs dans nos coeurs. J’apprends qu’on avance
mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le
coeur est tranquille. Que la route est sans fin, et pourtant toujours
exactement là.
« Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ? »
J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille, et
j'apprends surtout à te laisser mon image afin que tu ne m'oublies
point car un jour aussi ton tour viendra et tu devras faire de même pour
tes petits enfants !
dimanche 1 janvier 2012
La rose de Noël, poème de Jean-Naty Boyer
Voici la rose de Noël :
Tu te caches Belle Rose
Dans le secret d'un buisson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te trouverons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Tu te caches Belle Rose
Entendant notre chanson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te cueillerons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Jean-Naty BOYER
Tu te caches Belle Rose
Dans le secret d'un buisson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te trouverons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Tu te caches Belle Rose
Entendant notre chanson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te cueillerons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Jean-Naty BOYER
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