Super activité sur une journée entières aux Bois des lutins à
proximité de Nice. Très grand parking où les camping-cars peuvent se
garer sans aucun problème.
http://www.leboisdeslutins.com/index2.html
Nous
y sommes allés au mois de juin. Il y avait du monde mais pas de file
d'attente aux attractions. Il faut poser sa glacière très vite en début de matinée sur
les tables où l'on veut manger car elles sont prises d'assaut par les
habitués. En juillet et août, il doit y avoir vraiment beaucoup de monde
et ce doit être pire ! Les activités sont bien adaptées pour tous les âges.
mercredi 1 août 2012
Festival d'art pyrotechnique de Cannes
S'il y a un spectacle à voir sur la Côte d'Azur, c'est incontestablement le Festival d'art pyrotechnique de Cannes.
Les feux d'artifices du Festival de Cannes sont grandioses.
Nous y sommes allés en voiture en partant de Nice. Il n'y a pas eu de bouchons dans Cannes et on s'est garé dans un parking à côté du Palais des festivals. On avait amené une glacière et on s'est installé sur la plage pour pique niquer. Les enfants ont adoré et nous aussi.
Les feux d'artifices du Festival de Cannes sont grandioses.
Nous y sommes allés en voiture en partant de Nice. Il n'y a pas eu de bouchons dans Cannes et on s'est garé dans un parking à côté du Palais des festivals. On avait amené une glacière et on s'est installé sur la plage pour pique niquer. Les enfants ont adoré et nous aussi.
mercredi 4 avril 2012
mardi 17 janvier 2012
Grand-mère
Grand-mère
« Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? »
Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule,
l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne.
J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée.
J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la
précipitation du coeur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.
« Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ? »
J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les
nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence.
J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la
patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du coeur est un
nuage, et nuage aussi le plaisir ; j’apprends à passer sans laisser de
traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.
« Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »
Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les
veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des
nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la
vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des
doigts et à écouter avec les yeux. J’apprends qu’il faut aimer, que le
bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent
dans nos yeux et leurs coeurs dans nos coeurs. J’apprends qu’on avance
mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le
coeur est tranquille. Que la route est sans fin, et pourtant toujours
exactement là.
« Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ? »
J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille, et
j'apprends surtout à te laisser mon image afin que tu ne m'oublies
point car un jour aussi ton tour viendra et tu devras faire de même pour
tes petits enfants !
dimanche 1 janvier 2012
La rose de Noël, poème de Jean-Naty Boyer
Voici la rose de Noël :
Tu te caches Belle Rose
Dans le secret d'un buisson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te trouverons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Tu te caches Belle Rose
Entendant notre chanson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te cueillerons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Jean-Naty BOYER
Tu te caches Belle Rose
Dans le secret d'un buisson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te trouverons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Tu te caches Belle Rose
Entendant notre chanson.
Tu te caches Belle Rose
Mais nous te cueillerons.
Rose Rose de Noël
Tu réchaufferas nos coeurs
Petit soleil de bonheur.
Jean-Naty BOYER
mardi 29 novembre 2011
Amantes d'aurores; poème de Amadou Lamine SALL
J'ai découvert, par hasard, un poète sénégalais : Amadou Lamine Sall que vous pouvez retrouver sur son site personnel :
http://amadoulaminesall.e-monsite.com
AMANTES D'AURORES / AURORAS’ LOVERS
| ||
| Je t'ai cherchée partout et nulle part entre la fleur et la tige entre le jour et la nuit parmi les rires du sommeil parmi les caresses de l'absence Où es-tu fille de la nuit déjà le poème s'essouffle et les mots s'esquivent la plume danse des arabesques saoule de son vin noir les voyelles sont distraites et les consonnes rétives errent en procession sur le vide de la page qui bâille Tu seras seule à comprendre ce soir pourquoi j'écris ce poème de sexe et d'olive de sang et d'amour Je voudrais te parler dans le ventre de la nuit à l'heure où des miettes d'étoiles dansent sur ta bouche de miel et de fièvre Où es-tu fille de la nuit je sais que tu reviendras parce que je suis le fauve de ta tanière le reptile qui te serpente et qui te ramène à la lumière du jour Déjà je mords tes paumes et chante dans la fraîcheur de tes cheveux et je n'ai plus d'oreille que pour l'évangile de ton chant quand l'harmattan du désir flagelle nos corps Tout à l'heure quand je te retrouverai tu me diras l'heure et plus tard tu me rediras l'heure nous irons acheter des journaux de droite et de gauche gauche-droite droite-gauche Je les lirai de l'est à l'ouest tu les commenteras du nord au sud puis nous les disperserons à tous les vents aux quatre coins de l'analphabétisme et de la faim Nous irons ensuite écouter les politiciens il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs des menteurs sérieux graves des prophètes à la bonne heure Car il paraît que le COMMUNISME est à bannir pour la paix du monde le CAPITALISME à combattre pour la paix du monde le SOCIALISME à redéfinir pour la paix du monde et que pas une nation n'a pris pour idéologie l'AMOUR Nous irons vivre ailleurs car Dieu doit habiter ailleurs Nous ferons des enfants de toutes les races je t'aiderai à bercer les uns à faire manger les autres Je sais qu'ils seront beaux nos enfants et qu'ils n'entrerons pas dans la vie par la grande porte de l'argent et de l'insolence ni par celle de la vanité et de la lâcheté Ils ne seront ni les aînés de la bassesse ni les benjamins de l'assassinat J'irai avec toi par toutes les routes offertes aux pas semer à la berge des souffrances les premiers plants de la LIBERTE Nous bâtirons des cités sans maisons et sans rues sans prisons et sans haine Manthie j'aurais tant aimé te mentir te dire qu'aucun petit garçon n'a faim quelque part sur la Terre te mentir te dire que les cimetières ont fermé leurs portes te mentir te mentir Manthie te mentir te mentir pour que tu ne connaisses jamais la haine pour que tu ne reconnaisses jamais le délire des fauves pour que tu ne côtoies jamais l'orgueil et la folie sortie de leurs grottes glacées Te mentir Manthie pour t'aimer d'innocence Merci à toi Binta de Awa l'aurore ma mère belle comme jamais sept lunes sur une savane d'argent Locataire du néant fou d'une liberté sans terre le monde est infidèle à mes rêves Et les femmes sont amputées du rêve d'aimer les hommes du rêve de vieillir Les oiseaux du cœur ont donc migré la pleine lune et je flirte avec des cœurs dégarnis seul parmi la roche effeuillée la fête des péchés parmi l'arachide rebelle parmi le mil rebelle le coton rebelle le germe rebelle Seul avec l'hirondelle offensée seul parmi l'enfance délaissée le désir mutilé parmi l'étoile faussée l'émeraude brisée les cauris effrayés les cercueils cloutés les fenêtres fermées les portes fermées Je veille ces pays mon pays ce pays fou de ses fils fou de sa liberté infidèle à ses rêves Mon pays n'est pas né d'une femme… et pourtant dans mon pays vois-tu le soleil est une femme le jour est une femme la joie est une femme le rêve est une femme le pardon est une femme le chant est une femme et je suis né du chant des femmes Viens partageons l'étoile tombée cette nuit derrière le sommeil des Prophètes J'aime regarder le Sénégal s'endormir le soir sur tes paupières et se réveiller le matin dans tes yeux Tu seras l'Unique Miracle des goélands la GRANDE TERRE celle pour qui je veux encore vivre et accepter D'AIMER | I looked for you everywhere and nowhere Between flower and stem Between day and night Among the laughter of slumber Among the caresses of absence Where are you girl of the night Already the poem is out of breath and the words are slipping away The pen, inebriated by the black wine, is dancing arabesques The vowels are distracted And the stubborn consonants are wandering in procession On the emptiness of the yawning page You will be the only one to understand tonight why I am writing this poem of lust, olive, blood and love I would like to speak to you in the deep of the night When crumbs of stars are dancing on your mouth Of honey and fever Where are you girl of the night I know that you will come back For I am the lion of your den The reptile that serpentizes around you and brings you back To daylight Already I am biting your palms And singing in the coolness of your hair And I only have ears for the gospel of your voice When the Harmattan of desire Flogs our bodies Soon when I will see you again You will give me the time And later on you will give me the time again We will go to buy newspapers right and left Left-right right left I will read them from east to west You will comment on them from north to south Then we will throw them in the winds To the four corners of illiteracy and hunger We will then go to listen to the politicians They come in all sizes and colours Solemn serious liars Opportune prophets For apparently COMMUNISM must be banned if The world is to be at peace CAPITALISM must be fought if the world Is to be at peace SOCIALISM must be redefined if the world is to be at peace And not one nation adopted LOVE as ideology We will go to live somewhere else For God must be living somewhere else We will make children of all races I will help you rock the ones and feed the others I know our children will be beautiful And that they will not enter life through the large door of Money and insolence Nor that of vanity and cowardice They will neither be baseness’s eldest children Nor murder’s youngest children I will go with you on all the roads that can be walked To sow on the bank of suffering the first seedlings Of FREEDOM We will build cities without houses nor streets Without jails nor hate Manthie, I would have liked so much to lie to you To tell you that hungry little boys do not exist anywhere On Earth To lie to you to tell you That cemeteries have closed their gates To lie to you to lie to you Manthie to lie to you To lie to you So that you never know hate So that you never recognize the lions’ madness So that you never come into contact with the pride and madness Coming from their freezing cave To lie to you Manthie To love you innocently Thank you Binta de Awa the aurora My mother forever beautiful seven moons on a Silver savannah Lodger of nothingness Crazy about a freedom with no land The world is infidel to my dreams And women are deprived of the dream to love Men of the dream to age The birds of the heart have thus migrated the full moon And I am flirting with bare hearts Alone among the plucked rock The sin festival Among the rebel peanut Among the rebel millet The rebel cotton The rebel sprout Alone with the offended swallow Alone among the abandoned childhood The mutilated desire Among the distorted star The shattered emerald The frightened cowries The nailed coffins The shut windows the closed doors I watch over these countries my country This country mad about its sons Mad about its freedom Infidel to its dreams My country was not born of a woman… And yet in my country you see The sun is a woman the day is a woman Happiness is a woman dream is a woman Mercy is a woman singing is a woman And I was born of women’s singing Come Let us share the star that fell last night Behind the Prophets’ slumber I love looking at Senegal falling asleep at night on your eyelids And waking up in your eyes in the morning You will be the only Miracle of the seagulls The GREAT LAND That for which I still want To live and accept to LOVE | |
Traduit par Jim Haelin
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Poème de Amadou Lamine Sall
vendredi 2 septembre 2011
La cigale, fable de Jean Anouilh
La cigale
La cigale ayant chanté
Tout l’été,
Dans maints casinos, maintes boîtes
Se trouva fort bien pourvue
Quand la bise fut venue.
Elle en avait à gauche, elle en avait à droite,
Dans plusieurs établissements.
Restait à assurer un fécond placement.
Elle alla trouver un renard,
Spécialisé dans les prêts hypothécaires
Qui, la voyant entrer l’œil noyé sous le fard,
Tout enfantine et minaudière,
Crut qu’il tenait la bonne affaire.
« Madame, lui dit-il, j’ai le plus grand respect
Pour votre art et pour les artistes.
L’argent, hélas ! n’est qu’un aspect
Bien trivial, je dirais bien triste,
Si nous n’en avions tous besoin,
De la condition humaine.
L’argent réclame des soins.
Il ne doit pourtant pas devenir une gêne.
À d’autres qui n’ont pas vos dons de poésie
Vous qui planez, laissez, laissez le rôle ingrat
De gérer vos économies,
À trop de bas calculs votre art s’étiolera.
Vous perdriez votre génie.
Signez donc ce petit blanc-seing
Et ne vous occupez de rien. »
Souriant avec bonhomie,
« Croyez, Madame, ajouta-t-il, je voudrais, moi,
Pouvoir, tout comme vous, ne sacrifier qu’aux muses ! »
Il tendait son papier. « Je crois que l’on s’amuse »,
Lui dit la cigale, l’œil froid.
Le renard, tout sucre et tout miel,
Vit un regard d’acier briller sous le rimmel.
« Si j’ai frappé à votre porte,
Sachant le taux exorbitant que vous prenez,
C’est que j’entends que la chose rapporte.
Je sais votre taux d’intérêt.
C’est le mien. Vous l’augmenterez
Légèrement, pour trouver votre bénéfice.
J’entends que mon tas d’or grossisse.
J’ai un serpent pour avocat.
Il passera demain discuter du contrat. »
L’œil perdu, ayant vérifié son fard,
Drapée avec élégance
Dans une cape de renard
(Que le renard feignit de ne pas avoir vue),
Elle précisa en sortant :
« Je veux que vous prêtiez aux pauvres seulement... »
(Ce dernier trait rendit au renard l’espérance.)
« Oui, conclut la cigale au sourire charmant,
On dit qu’en cas de non-paiement
D’une ou l’autre des échéances,
C’est eux dont on vend tout le plus facilement. »
Maître Renard qui se croyait cynique
S’inclina. Mais depuis, il apprend la musique.
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fable de Jean Anouilh
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